jeudi 26 juillet 2018

Affaire Benalla-Élysée : de la complaisance à l’affaire d’État (Art NVO)

Alors que depuis 36 heures, toute la sphère médiatique et politique est obnubilée par l'affaire Benalla et les informations qui sortent sur la gestion par l'Élysée de ce cas, les révélations s'enchainent et celle, ce matin, que le ministre de l'Intérieur était au courant dès le lendemain des violences transforme désormais un scandale en affaire d'État.

La polémique enfle le scandale Benalla tourne à l'affaire d'État et voilà qu'on apprend maintenant que le ministre de l'Intérieur était au courant de
l'affaire dès le lendemain. Passons sur l'escalade médiatique, l'affaire est grave.

Grave parce que tout d'abord illégale au regard du code de procédure pénale. Grave parce que cette brutalité n'est pas le fait d'un seul homme (À relire : L'affaire Benalla-Élysée : deux poids, deux mesures). Grave parce que les syndicats qui dénonçaient des faits de violence et réclamaient des réponses sur les événements du 1er mai n'ont eu, eux, que des fins de non-recevoir. Démontrant un système avec deux poids, et deux mesures.

Grave enfin, parce que le pouvoir a choisi de couvrir ces exactions, en espérant passer sous les radars des médias ou de la justice, et que l'affaire de sorte pas. Et grave enfin parce que pendant que des salariés d'En Marche ou de l'Élysée cassaient la gueule à de jeunes manifestants, déguisés comme des CRS, des syndicalistes, des militants citoyens, se retrouvaient traduits en justice, parfois condamnés, pour des faits moins graves. Enfin, grave parce que ceux-là mêmes qui continuaient de jeter l'opprobre sur les manifestants et les syndicalistes pour violences en étaient eux- mêmes coupables semble-t-il.




Par Lincoln Netiele | Photo(s) : Jean-François Monier / AFP

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Le communiqué de la CGT : Les violences seraient-elles couvertes  en haut- lieu ?